Une approche inclusive pour les réformes du système de la santé au Burkina Faso

Une séance de vaccination contre la rougeole  WHO

Un an après un changement de gouvernement au Burkina Faso, une conférence-débat sur le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2011-2020 a eu lieu le 26 Janvier 2017 à Ouagadougou.

En plus du Ministre de la Santé, qui présida le début de séance, beaucoup furent présents pour cette journée de partage: les Secrétaires généraux des Ministères en charge des Finances et de la Santé, les Directeurs centraux du Ministère de la santé, le Directeur général de la Coopération, les représentants des Directeurs en charge du Trésor et du Budget , ainsi que les partenaires techniques et financiers (PTF) tels que l’OMS, l’UNFPA, l’Union Européenne, l’USAID, la Banque Mondiale, Unicef, et ONUSIDA, le Fonds Mondial.

La rencontre a fourni une opportunité au Ministère de la Santé de partager ses décisions quant à l’organisation de son travail au niveau central, ainsi que de faire le plaidoyer pour la revitalisation du panier commun du programme d’appui au développement sanitaire (PADS).

« Au niveau symbolique, la conférence-débat sur le PNDS affirme le leadership du Ministère de la Santé en général et du Secrétariat Général en particulier », explique Alexis Bigeard, Conseiller en Politique de Financement de la Santé à l’Equipe d’appui Inter-Pays de l’OMS pour l’Afrique de l’Ouest.

Les grands chantiers du programme présidentiel concernant la santé ont commencé immédiatement après l’élection de Son Excellence Monsieur le Président Kaboré, avec la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. « Juste six mois après l’élection, 20% de la population au Burkina Faso avait accès à des soins gratuits essentiels », ajoute Mr. Bigeard.

En plus de l’aspect symbolique de la rencontre, des décisions concrètes quant au secteur de la santé ont été prises et communiquées ce 26 Janvier 2017.

Par exemple, trois groupes thématiques vont être mis en place en alignement avec les trois programmes budgétaires du secteur de la santé, afin d’assurer le rôle de « client » des réformes et des investissements. Sept équipes fonctionnelles qui seront orientées résultats sont également en train d’être mises en place (une sur la gestion multisectorielle de la nutrition, une autre sur la coordination des actions de réforme du système d’approvisionnement en médicaments essentiels…). Chaque programme budgétaire est désormais assorti d’une liste d’indicateurs et de cibles à atteindre.

Ces échanges entre différents acteurs de la santé sont rendus possibles notamment grâce à la qualité du dialogue politique, elle-même issue de l’engagement des autorités et de la collaboration des partenaires techniques et financiers. Le Partenariat UE-Luxembourg-OMS pour la Couverture Sanitaire Universelle (P-CSU) a participé aux efforts conjoints grâce à des financements et des appuis techniques ciblés dans un cadre de collaboration global et cohérent.

Mr. Bigeard espère la participation continue d’experts CSU (sur la gouvernance, sur les systèmes de financement) dans l’élaboration de nouvelles politiques.

« L’appui technique tel qu’il peut être apporté par le P-CSU est nécessaire pour aider à isoler les sujets de priorité, pour le renforcement des capacités, et pour participer à l’alignement des partenaires. »

Les prochaines étapes dans la réforme du système de santé du Burkina Faso incluent la poursuite de l’appui au dialogue politique. « Les experts doivent permettre de descendre dans les aspects techniques, afin de dégager des options objectives de réforme », dit Mr. Bigeard.

« La présence de ces experts dans le dialogue politique permettra de vulgariser certains concepts et d’aider les partenaires présents à mieux communiquer. »

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