Le Partenariat CSU au Maroc: « Un excellent outil de coordination et de plaidoyer vis-à-vis des partenaires de la santé »

  

Le Maroc est un des nouveaux pays du Partenariat UE-Luxembourg-OMS pour la Couverture Sanitaire Universelle, ayant officiellement rejoint la Phase III de celui-ci en 2016.

« Dans l’objectif de formuler la feuille de route des activités de ce Partenariat pour les trois années à venir, une mission de définition des activités a été organisée par des experts de l’OMS en 2016 », explique la Dre Sanaa Cherqaoui, chef de la division de la coopération au ministère de la santé.

Les contacts préliminaires avec le ministère de la santé ont permis de faire le point sur les principaux défis du système de santé et d’identifier trois axes prioritaires de travail, qui ont été explorés plus en détail lors de la mission, selon le Dr Hafid Hachri, en charge du système de santé au Bureau de Pays de l’OMS. Ces trois axes sont la gouvernance, le financement, et les ressources humaines en santé.

En s’appuyant sur ces trois axes, le but du Partenariat est de renforcer la gouvernance du système de santé et d’accompagner le ministère dans le cheminement vers la couverture sanitaire universelle.

« La mise en œuvre des activités novatrices retenues dans le cadre de ce Partenariat nécessite l’appui technique de l’OMS et le leadership du ministère de la santé afin d’atteindre les objectifs escomptés », explique le Dr Cherqaoui.

C’est ainsi que le Partenariat mobilisera de l’expertise technique pour conduire une étude de satisfaction des professionnels de santé.

« Nous voulons mesurer le niveau d’engagement et de satisfaction des professionnels de la santé et proposer des mesures pour les renforcer », dit le Dr Hachri. Les résultats de cette étude d’envergure seront présentés et discutés lors d’un débat national en présence des acteurs des secteurs public et privé, des syndicats, et d’autres partenaires du système de la santé. Celui-ci devrait contribuer à l’élaboration d’une nouvelle stratégie pour les ressources humaines en santé.

Quant à la fonction de gouvernance, le Partenariat fournira un appui au processus de régionalisation. « Nous sommes en train de renforcer les capacités des directions régionales afin d’accompagner le processus de décentralisation du secteur de la santé », explique le Dr Cherqaoui. Le nouveau rôle de l’administration centrale du ministère de la santé sera focaliser sur la gouvernance et l’arbitrage afin d’accompagner les 12 régions sanitaires dans le renforcement de leur performance.

Par ailleurs, l’évolution progressive de la fonction d’achat de services vers un achat stratégique constitue un des axes majeurs des réformes de financement de la santé en vue de la couverture sanitaire universelle. Pour ce faire, le Partenariat offre l’opportunité d’explorations complémentaires à la dynamique en cours au Maroc. À travers une série de réunions techniques des partenaires de santé, plusieurs options d’alignement pour un achat plus stratégique seront débattues.

Enfin, le Partenariat encourage une plus grande synchronisation des différents intervenants du système de santé, un avantage généralisé pour le ministère de la santé. « Cette initiative est un excellent outil de coordination et de plaidoyer vis-à-vis des autres partenaires », conclut le Dr Hachri.

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