Timor-Leste

  WHO

Faciliter le dialogue pour obtenir des résultats concrets au Timor-Leste

27 July 2017

Le Timor Leste, un des tous premiers pays à adhérer au Partenariat UE-Luxembourg-OMS pour la Couverture Sanitaire Universelle, a fait preuve de dynamisme en mobilisant l’aide du partenariat pour renforcer l’appui technique vers son système de santé.

Le Partenariat CSU a contribué au développement d’un ensemble de directives sur les antibiotiques qui ont été adoptées au niveau national en janvier 2017. Les antibiotiques jouent un rôle essentiel dans la gestion des infections, et peuvent considérablement réduire la morbidité et la mortalité – en particulier suite à l’identification comme un défi mondial par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de l’émergence de la résistance antimicrobienne.

« Ces directives aideront les médecins à utiliser les médicaments de manière rationnelle, et renforceront le système national de prescriptions médicamenteuses », déclare le Dr Rajesh Pandav, représentant de l’OMS au Timor-Leste. Une vaste campagne a été lancée en 2016 à travers le Partenariat pour la CSU pour sensibiliser le public à la résistance aux antimicrobiens, en utilisant des matériaux audiovisuels, des affiches, des vidéos, des publications sur les médias sociaux, et des messages et citations de hauts fonctionnaire Est-Timorais.

L’année 2017 sera également marquée par la mise-en-place d’une nouvelle stratégie de financement de la santé au Timor-Leste. Le Ministère de la santé désire tout particulièrement adopter une nouvelle stratégie dès que possible, car la principale source de revenus du pays – le pétrole – finira par s’épuiser. Le gouvernement s’est engagé à intensifier ses efforts pour explorer la meilleure manière de dépenser les 17 milliards de dollars provenant des revenus pétroliers qui ont été placés dans un fonds. Un document d’orientation sur la politique de financement de la santé à été préparé au préalable, avec pour objectif de présenter un ensemble de questions fondamentales sur la politique de financement de la santé, et de proposer des voies politiques réalisables qui pourront aider le pays à atteindre le double-objectif d’équité et de qualité dans la couverture sanitaire universelle. Le dialogue sur les politiques se poursuit, avec une attention particulière accordée à ce que les décisions prises lors des phases précédentes soient désormais reflétées dans une stratégie concrète. Cette nouvelle stratégie de financement, élaborée avec le soutien technique du Partenariat CSU, fournira des orientations sur la manière d’optimiser les fonds dans le secteur de la santé selon trois principales fonctions : la collecte, la mutualisation, et l’achat.

Un examen du Plan stratégique national du secteur de la santé est également en cours en 2017, avec l’appui technique des partenaires du développement de la santé, y compris un soutien critique de l’OMS à travers le Partenariat CSU. La révision veillera à ce que le plan de vingt ans reflète les changements survenus au niveau national et international depuis sa création en 2011, et appui la contribution du secteur de la santé aux efforts qu’effectue le pays pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD). Le plan inclura une voie à suivre pour évaluer et surveiller les ODD liés à la santé. Des indicateurs de base orientés autour des deux dimensions de la couverture sanitaire universelle (la prestation de services et la protection financière) sont en cours d’identification au Timor-Leste.

Parmi les autres activités mises en œuvre grâce au partenariat, le Dr Pandav met l’emphase sur le retrait progressif en 2016 du financement de Gavi, l’Alliance du Vaccin qui regroupe les secteurs privé et public. Avec d’autres partenaires du développement de la santé, l’OMS a appuyé la préparation d’une stratégie pour cette phase transitoire. Sa mise-en-œuvre jusqu’en 2017 visait le renforcement de la capacité des structures nationales à prendre en charge toutes les fonctions liées aux vaccins : il s’agissait véritablement d’un travail de coordination des efforts de différents partenaires pour un appui efficace et harmonisé au système de la santé. Des réunions de coordination co-présidées par l’OMS et l’Union européenne (UE) à l’intention des partenaires de la santé sont organisées tous les mois ; celles-ci permettent d’aligner différentes initiatives de la santé vers les objectifs communs établis dans le plan stratégique national du secteur de la santé.

Ces activités sont certains exemples de ce qui constitue la feuille de route du Timor-Leste dans son engagement vers la couverture sanitaire universelle. Elles renforcent un travail intersectoriel d’appui aux ODDs de la santé. Le Partenariat pour la CSU continue son travail de convocation et de négociation en fournissant une expertise technique dans des domaines spécifiques du renforcement des systèmes de santé. Comme le résume le Dr Pandav : « Notre objectif, c’est de soutenir au mieux le Ministère de la santé. Et notre stratégie clé, c’est de trouver le meilleur moyen de tirer parti des forces de chaque partenaire, et de faciliter le dialogue qui mènera à des résultats concrets. »