Réunion Partenariat UE-LUX-OMS sur la CSU | 11-13 Mars Brazzaville, Congo: Paver de nouvelles routes sur le chemin de la couverture sanitaire universelle

Représentants OMS des bureaux nationaux à la réunion de partenariat CSU de Brazzaville, au Congo.  WHO/D. Porignon

 

Depuis sa création en 2011, le Partenariat Couverture Sanitaire Universelle UE-Luxembourg-OMS a fourni ses pays bénéficiaires avec un appui considérable pour le renforcement du dialogue politique sur les politiques nationales de santé, stratégies et plans (NHPSP) et la couverture sanitaire universelle (CHU). Parmi les 13 pays africains participants, huit ont bénéficié d’une assistance technique supplémentaire sous la forme d’un expert  dans le domaine du renforcement des systèmes de santé (RSS).

Dans ce contexte, des questions comme un appel pour plus de clarté opérationnelle ont surgis, par exemple, sur la façon dont les experts HSS recrutés dans le cadre du Partenariat CSU pourraient mieux travailler aux côtés des administrateurs nationaux. En outre, les expériences tirées de l’épidémie d’Ebola et d’autres crises, comme le conflit qui affecte actuellement le Sud-Soudan, ont apporté des dimensions imprévues au dialogue politique de santé.

Organisée par bureau régional AFRO de l’OMS, avec l’objectif initial de fournir une orientation et des conseils aux experts RSS nouvellement recrutés, une réunion du 11-13 Mars à Brazzaville, au Congo, s’est, en fin de compte, transformée en quelque chose de beaucoup plus puissant.

Dans cette dernière année de la phase II du programme de partenariat CSU, la rencontre interne s’est révélée comme une occasion unique pour les bureaux de l’OMS participants de 10 pays africains du partenariat CSU, de faire le bilan sur les progrès réalisés et les leçons apprises durant les dernières années. Elle a également permis la discussion sur des aspects clés pour assurer la continuité et l’éventuelle extension du programme au-delà de sa date de terminaison actuellement prévue pour Décembre 2015.

Plus d’efficacité, plus de crédibilité

Sous la direction et l’orientation du bureau régional AFRO de l’OMS, les participants furent  invités à débattre et interagir sur les meilleures façons d’améliorer la coordination et l’efficience du programme. Une question clé abordée était comment aligner le travail des experts RSS recrutés dans le cadre du partenariat CSU avec le travail des agents nationaux au sein des bureaux de pays de l’OMS. En fin de compte, les participants se sont mis d’accord sur un ensemble d’actions concrètes, y compris, entre autres, la redéfinition des rôles et responsabilités des experts RSS et des responsables nationaux afin de clarifier la répartition des tâches ainsi que sur la possibilité d’obtenir, sur base de demande des pays, un soutien ciblé de la part de l’OMS AFRO.

La réunion a également permis de mener un débat sur les leçons apprises, y compris le besoin de clarté conceptuelle sur la terminologie autour du “dialogue politique” et sur ​​la façon d’harmoniser les multiples structures de dialogue politique. Les participants ont souligné le besoin de reconnaitre le rôle important des ministères de la santé dans la conduite du processus de dialogue politique, ainsi que les différences dans le processus du dialogue politique au niveau national par rapport aux processus aux niveaux infranationaux.

Un autre résultat notable de réunion était l’accord entre tous les pays sur le besoin de réviser, d’ici le 31 Mars, leurs feuilles de route établies sous la tutelle du partenariat CSU, afin de s’assurer que les objectifs et résultats dans ces documents soient réalistes et achevables avant la fin de l’année. Ceci était percu comme particulierement important pour les pays qui ont recemment ete touchés par des crises telles que des conflits ou le virus de l’Ebola.

Cet exercice fournira également la base pour des ajustements clés à apporter au financement du partenariat CSU, afin d’être en mesure de mieux répondre aux besoins réels des pays – y compris par des réaffectations possibles entre des enveloppes de pays. Dans ce contexte, les pays seront invités à soumettre des demandes et des justifications, si necessaire, pour une assistance technique supplémentaire à l’OMS AFRO.

Chiffrer la ‘valeur ajoutée’ du partenariat

Pour les participants à la réunion, c’était une lapalissade: Depuis sa création, le partenariat CSU a contribué considérablement à l’amélioration des processus et des documents de politique de santé stratégiques au niveau des pays, à renforcer la visibilité et le leadership rôle de l’OMS dans le dialogue politique et à une meilleure compréhension de la notion de CSU dans les pays partenaires, parmi beaucoup d’autres résultats notables.

Cependant, comment peut-on démontrer en chiffres la valeur d’une ‘amélioration’? “Quel est l’indicateur pour améliorer le leadership, par exemple?” était une des questions pertinentes des participants, visant à défier les représentants du Togo sur leur présentation de résultats faite lors de la réunion. En réponse, le Togo a fait un cas d’exemple de sa chaine de résultats en expliquant le lien de causalité entre la facilitation, par le partenariat CSU, d’une meilleure implication des partenaires au niveau du district, l’amélioration du suivi donné à la mise en œuvre de plans-district, ce qui a finalement aboutit à une meilleure prestation de services et une augmentation significative des taux de couverture de vaccination et d’accès aux médicaments essentiels dans les deux districts cibles, entre 2012 et 2014.

Dans des secteurs tels que la santé, en d’autres termes, où les résultats et l’impact ne peuvent souvent être perçus qu’à long terme et où il semble parfois difficile d’établir des attributions directes, il est important de souligner chaque étape du chemin en expliquant comment – étape par étape – des réalisations a petite échelle peuvent avoir un impact à long terme.

Il est également important de souligner que les pays de partenariat CSU avancent  nécessairement à des vitesses différentes: Alors que certains, comme la Moldavie ou la Tunisie, ont déjà réalisé des progrès considérables dans l’avancement d’agendas plus larges au niveau des plan nationaux, d’autres – notamment les pays les plus durement touchés par le virus Ebola – devront se concentrer, à court terme, sur la mise en œuvre de plans de rétablissement de leurs systèmes de santé.

En accord avec cette philosophie, les participants ont conclu que l’événement à Brazzaville avait conduit à trois résultats importants: L’accord sur la finalisation d’un exercice de révision finale des feuilles de route et planifications financières – ainsi que l’évaluation des besoins  en assistance technique – à soumettre par tout pays bénéficiaire du programme, d’ici le 31 Mars; l’objectif de travailler sur une définition et répartition claire des rôles et des responsabilités entre les assistants techniques et les responsables nationaux de l’OMS au niveau des pays; l’engagement de tous les partenaires à améliorer la visibilité des résultats du programme en utilisant la gamme de méthodes présentée lors de la réunion, ainsi qu’à travers la documentation systématique des leçons apprises de la mise en œuvre du programme de dialogue politique.

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